Message de Nicolas Vanier, le 25 février depuis la Sibérie,

Les conditions idéales de notre route le long de l'Ob ne nous ont pas lâchés lors du franchissement de l'Oural. Je suis actuellement à Ucta, première ville après l'Oural, et ce franchissement fut un pur moment de bonheur pour les chiens, l'équipe et moi-même.
Passer l'Oural comme je l'ai passé, c'est comme passer le Cap Horn avec juste ce qu'il faut de vent en bronzant sur la plage avant du bateau. J'exagère tout juste... J'ai passé le col qui sépare la Sibérie de la Russie avec un calme plat total, une température idéale de -25, -30°C, un grand ciel bleu, un grand soleil... Dans la descente des sommets, les chiens ont donc pu trotter joyeusement à pleine vitesse, ce qui nous a permis de redescendre à raison de 100/120 km par jour en 5 jours, moyenne tout à fait remarquable pour une zone de montagne.
Je suis donc rentré en Europe, puisque l'Oural sépare l'Europe de l'Asie, par une journée d'une douceur étonnante, un vrai bonheur, c'était magique, éblouissant, désormais gravé dans ma tête comme l'un des plus beaux souvenirs de l'Odyssée... Malgré... Malgré...
Eh oui, il faut toujours un petit bémol aux conditions exceptionnelles, la glace qui recouvre les cours d'eau, est très très dure, et mon épaule gauche pourront en témoigner... Une chute bénigne, m'a obligé à garder le bras immobile dans ma poche pour qu'il guérisse, tout simplement, et à conduire le traîneau à une seule main. Croyez moi, ce n'est pas facile...

La suite...................................... au prochain numéro !

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